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Compte rendu Grand raid de la Réunion 2002 18/19/20 Octobre 2002
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‘’Diagonale des fous’’, tel est le nom dont on affuble cette épreuve mythique qui se déroule sur l’île de la réunion. Non, ce n’est pas de la folie, c’est un instinct naturel d’avoir l’idée de traverser cette île de part en part. Alors bien sur, les chiffres impressionnent : 125 km, 8500+ mais les délais imposés pour avoir le droit de faire cette diagonale sont raisonnables (60h) et permettent à un randonneur très bien entraîné d’envisager cette aventure. C’est exactement la réflexion que je me fais en ce 16 octobre au moment où je vais retirer mon dossard au stade de la redoute à St Denis de la Réunion. Un panaché de coureurs visiblement très affûtés et de randonneurs joviaux fait la queue pour obtenir son dossard, ses maillots et surtout la casquette mythique qui protège aussi bien du soleil que des pluies tropicales. En ce qui me concerne, le moral est un peu mitigé. J’ai encore du abandonner à la Fortiche en Juillet et le test positif au Trail-91 en Septembre n’a pas suffit à me rassurer d’autant que je suis victime depuis quelques jours de farniente à St Gilles d’une angine qui ne va pas m’aider. L’objectif est simple : finir pour enfin vivre un ultra-trail de bout en bout. Le lendemain, je rentre vraiment dans le vif du sujet. Non, pas déjà la course mais une journée typique de veille de course. Repos, mais aussi pas mal de choses à faire pour être fin prêt le lendemain. Simplement la logistique à gérer : je n’ai pas envie de prendre le bus qui part en pleine nuit de Saint Denis, alors je dois aller déposer la voiture de location que j’ai utilisée pendant quelques jours à l’aéroport pour ensuite prendre de multiples bus pour me rendre sur le lieu de départ. Cela après avoir donné l’essentiel de mes bagages à un hôtel où je les récupérerai après la course pour aller passer une semaine de farniente à l’île Maurice. Et quand je dis après, c’est pas un ou deux jours le temps de me reposer. Ah, non, j’aime pas perdre quelques précieux jours de vacances alors j’ai tout optimisé pour partir juste après mon arrivée. En gros, si je fais plus de 36h, je vais commencer à être un peu à la bourre. Dans ma tête, je rêve un peu de faire moins de 30h et je me dis que je devrais arriver avant 35h. Sinon, c’est que ça va vraiment mal … A l’aéroport, je sympathise avec un allemand qui part aussi vers le départ en bus. On échange sur nos objectifs respectifs. Lui a du abandonner l’année dernière à Cilaos alors il veut simplement arriver en gros en 40h. Il fait des gros yeux quand je lui annonce 30 heures … Pas fait pour me rassurer ça. On évite de parler de nos boulots : il travaille chez Microsoft ;-) Après quelques sauts de puce en bus, nous arrivons finalement sur le lieu de départ. Je rencontre Eric Bonotte dans le bus, que j’avais un peu accompagné sur la Fortiche, lui partant vers une belle perf et moi vers une belle déshydratation … Avec mon collègue allemand, nous faisons quelques centaines de mètres pour aller manger et dormir dans une petite auberge rustique et sympa. Que des coureurs qui se préparent pour le grand événement de l’île. Je me souviens encore des quelques pas que je suis allé faire avant de manger. Je gamberge un peu mais je me sens vraiment reposé et je ne sens plus mon angine. Je reste quand même humble en gardant à l’esprit que mon seul objectif est de finir pour enfin vivre une expérience complète d’ultra-trail. Le lendemain matin, j’arrive tranquillement dans le sas de départ pour le check du matériel et le petit déjeuner offert par l’organisation. Il fait une peu frisquet et quelques nuages menacent mais les conditions semblent tout de même bonnes. Au top de départ, je profite du faux plat pour courir un peu et me délier les jambes mais très vite la pente devient plus prononcée et la marche devient vite la règle. Le sentier est bon jusqu’au premier ravitaillement à La crête. Le jour commence tranquillement à se lever, je suis encore bien frais alors la tension d’avant course est maintenant oubliée pour laisser la place à une progression sereine mais sans optimisme démesuré … et avec raison. Après le ravitaillement, ça se corse, le sentier devient difficile, boueux et même technique par moments. Pas de la tarte cette montée jusqu’à Foc-Foc. On sent le moral du peloton qui baisse au fur et à mesure des glissades ou dérapages dans la boue. Enfin, on émerge de la forêt pour atteindre les hauteurs. Un soulagement mais aussi une inquiétude naissante pour moi. Je me sens encore frais sauf que j’ai mal à l’estomac (probablement trop de gels qui m’ont mis pas mal d’acidité dans mon estomac fragile) et en plus je commence à ressentir le début d’une tendinite au coup de pied droit, consécutive à cette montée acrobatique. Pas bon pour le moral tout ça. Avant le ravitaillement: | |
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Un peu atteint, j’arrive au ravito de Foc-Foc et me dirige tout de suite chez les médecins pour demander un comprimé de Malox pour soigner cette acidité. Je mange aussi un peu de pain et rapidement l’acidité disparaît. Pour la tendinite, pas de possibilité de se soigner. La prise d’anti-inflamatoire donnés par les médecins entraîne automatiquement une mise hors course. C’est vrai que c’est un peu dangereux de masquer ce genre de douleur avec des complications potentielles. De toute façon, je ne gère pas trop mal et maintenant que le sentier est relativement plat, la douleur se fait discrète. En tout cas, c’est maintenant le moral regonflé à bloc que je repars vers la route du Volcan. Spectacle grandiose de ces paysages lunaires et des passages sur la crête qui offrent des panoramas vertigineux. On oublie tout pour se laisser aller au bonheur de la simple balade. Je cours bien et j’avale tranquillement la montée vers le point culminant de la course, l’oratoire Sainte Thérèse. Le début de la descente après l’oratoire : | |
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Ensuite, c’est une bonne descente plus ou moins pentue jusqu’à Marre à boue, le premier tiers de la course et un gros ravitaillement. Je commence à avoir un peu mal aux jambes et je n’hésite pas à marcher pour me ménager. En arrivant au ravito à 12h30, une rapide extrapolation avec d’autres résultats m’indique que je suis sur des bases de 33h, un peu plus que ce que j’avais prévu. Un peu de riz blanc et quelques morceaux de poulet plus tard, j’attaque la montée douce vers le coteau Kerveguen. J’avais peur de cette portion avant la course. Un peu de pluie peux rapidement transformer ce sentier en champs de boue. Heureusement, c’est relativement sec. Après le soleil de la plaine des sables, le temps est maintenant brouillardeux mais ce n’est pas pour me déplaire moi qui redoute la chaleur. La montée vers le coteau Kerveguen : | |
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Sereinement mais aussi avec l’inquiétude de l’ampleur du parcours qui reste, je chemine tranquillement et passe le fameux passage des échelles. L’ambiance au coteau Kerveguen est dantesque : un gros brouillard qui donne l’impression d’être au bout du monde, des traileurs qui commencent à accuser le coup. Je bois un bon thé sympa pour me réchauffer et pars vite de cet endroit peu réjouissant. La descente qui suit est fidèle à sa réputation. C’est effectivement dans une véritable falaise que nous cheminons au fil des lacets très courts. Heureusement, les arbres empêchent de voir le vide mais on attend quand même avec impatience l’arrivée en bas, en faisant attention de ne pas se prendre les pieds dans une racine. Je dois aussi gérer ma tendinite qui me refait sérieusement mal. La fin de la descente du coteau Kerveguen vers Cilaos : | |
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En bas, c’est la délivrance mais on n’est pas encore arrivé : encore quelques montagnes russes pour arriver à Cilaos. J’accuse sérieusement le coup et j’ai le moral en berne. Heureusement, les nombreux encouragements dont certains sont entendus des centaines de mètres à l’avance donnent du baume au cœur. C’est vraiment une course populaire supportée par toute une île. Cilaos, j’y arrive à 17h30 pas rassuré pour la suite. J’ai l’estomac dérangé, une tendinite au pied et les jambes en compote, sans compter mon dos où malgré la pommade anti-frottement, je souffre de brûlures. Je décide donc de prendre mon temps pour me changer, mettre de la pommade (encore que sur des brûlures ça ne serve plus à grand-chose), manger quelques pâtes et une heure plus tard, je repasse au contrôle départ. Je suis toujours dans les temps pour faire 30/35h mais si je continue à me dégrader comme ça, je ne vais pas faire long feu. Peu confiant, je me dis qu’il faut au moins que j’aille jusqu’à Grand Ilet. Après on verra. Une descente dans le lit d’une rivière et c’est maintenant le début de la tristement célèbre montée vers le col du Taïbit (pas de plaisanterie graveleuse …). C’est généralement un lieu de souffrance pour les raideurs après les difficultés de la première moitié dans une montée assez régulière mais dont on ne vois pas la fin. Je connais le col pour l’avoir descendu lors d’une randonnée dans l’île. Il va effectivement falloir s’accrocher. Tout de suite, les sensations sont assez mauvaises. Pas de jus (pourtant, j’ai bien mangé à Cilaos) et le moral qui baisse rapidement avec la nuit qui tombe. Au ravito du croisement de la route, j’en profite pour me mettre un peu de musique pour me remonter le moral. Malheureusement, je suis tellement abattu et concentré sur mon malheur que j’ai du mal à me concentrer sur la musique. Alors j’essaie de trouver une station sur la bande FM. Pas vraiment surpeuplée cette bande, juste une ou deux stations dont l’une semble intéressante mais la moitié des discussions se fait en créole … Retour sur la musique. J’avance comme un diesel mais j’arrive tout de même à prendre un rythme très régulier et de nombreux raideurs viennent s’agglutiner derrière moi. Certains auraient la possibilité de me dépasser mais préfèrent se fondre dans ce rythme régulier et moi, je n’ai rien contre ces suceurs de roue, bien au contraire. Ca me remonte le moral et bien je voie dans la nuit le col bien loin et bien haut, je me refais une petite santé morale même si le physique est toujours peu performant. Au col, c’est le soulagement, un gros morceau de passé et il reste maintenant juste une petite descente pour rejoindre le gros ravitaillement de Marla. Avec la nuit, c’est difficile de courir dans la descente et je dois aussi gérer ma tendinite qui est assez douloureuse. Et le miracle de Marla est arrivé. Un de mes collègues de la montée du Taibit me donne un anti-inflamatoire (cachet + pommade). Pas très prudent mais je me dis que je peux quand même en prendre une fois sans gros risque. Et la douleur disparaît comme par enchantement. Je profite aussi de l’arrêt pour manger quelques pâtes et là aussi le bénéfice est immédiat, je sens tout de suite mes forces revenir. Je piaffe presque d’impatience pour repartir avec mes collègues de la montée. Non, je ne suis pas frais comme un gardon mais en tout cas suffisamment en forme pour envisager avec sérénité la suite. Pour la première fois, je suis confiant et même pratiquement sur d’aller jusqu’au bout. Alors je me laisse aller à un peu d’euphorie en partant tranquillement dans le lit de la rivière en marchant sous ce clair de lune enchanteur. J’oublie les souffrances et les contingences de la course pour me laisser aller au simple plaisir de la marche de nuit. Je sautille tel le cabri sur les rochers et doit attendre mes compagnons que je ne veux pas encore lâcher. Après tout, l’un deux m’a sauvé la mise sur la tendinite et j’apprécie le confort de cette compagnie même silencieuse. Je discute quand même avec l’un deux qui vient du sud-ouest et qui est lui aussi en forme. Au cours d’une des montées tape-cul qui suit, on finit par lâcher nos compagnons. Je me déculpabilise en pensant qu’il nous rattraperons au ravito suivant. Ce tronçon dans la rivière des galets est tout très long et c’est déjà un peu moins frais que je rejoins La nouvelle en compagnie de mon traileur du Sud-Ouest qui n’arrête pas de parler. Sympa mais un peu soûlant tout de même … A la Nouvelle, je prends de nouveau une grosse pause (au total beaucoup d’arrêts longs sur cette course mais j’en avais besoin). L’envie de sommeil commence à faire son travail de sape et je préfère repartir pour ne pas sombrer. Dans la montée vers le col des Fourches nous rencontrons quelques raideurs qui semblent douter du chemin avec un balisage assez moyen. Pour être passé ici en randonnée, je sais que nous sommes sur le bon chemin, d’ou l’intérêt d’une reconnaissance surtout pour les parties de nuit. Je suis maintenant au ralenti dans cette montée et propose à mon collègue qui piaffe derrière moi de partir seul mais il a visiblement peur de la solitude dans la nuit et reste avec moi. Après le passage du col tant apprécié, on se lance dans la longue descente vers Grand Ilet. La c’est vraiment boueux et même en marchant il est parfois difficile de rester debout. Nous dépassons un ou deux raideurs abasourdis de se retrouver dans un tel merdier. Ma connaissance du terrain m’aide à ne pas douter. Nous arrivons au petit ravito de Bord Martin qui marque la fin de la grosse descente mais c’est encore très long jusqu’à Grand Ilet. On aperçoit au loin les lampes frontales s’attaquant à la montée de la roche écrite. Ca me rappelle le début du film ‘’aguirre ou la colère de dieu’’ quand les porteurs locaux montent leurs charges dans un sentier brouillardeux et très raide (cette scène était tournée sur le site du Maccu Picchu). En arrivant à Bélier, je craque un peu. Je n’ai plus de forces et il reste encore 3,8 km jusqu’à Grand Ilet. Pourtant, c’est maintenant très roulant avec pas mal de route mais je n’ai même plus la force de me mettre à courir. Je sais maintenant de façon sure que je vais finir cette course mais j’appréhende encore les nombreuses futures souffrances : la tendinite s’est de nouveau réveillée, j’ai du mal à manger du solide et il reste la terrible montée de la Roche Ecrite suivie d’une longue descente entrecoupée de quelques tape-culs jusqu’à l’arrivée Encore une fois, a grand Ilet en arrivant vers 5h, j’essaie de me refaire une santé. Mais le miracle de Marla ne se reproduit pas et j’ai du mal à manger un peu de riz. Je vois dans le regard d’un couple de raideurs réunionnais avec lesquels j’échange quelques mots que j’ai une sale mine. Très blanc, signe d’un début d’hypoglycémie. Mais je repars tout de même vers 6h après 25h30 de course, pensant arriver en 33h. Le soleil se lève, c’est bon pour le moral et mon envie de dormir disparaît. Dès le début de la montée, c’est le cauchemar. Je suis vraiment en hypoglycémie et un gel gentiment donné par mon collègue ne réussit pas à me remettre en selle. Je me traîne lamentablement sur ce sentier extrêmement raide. Je suis obligé de faire des petites pauses régulièrement pour calmer mon rythme cardiaque. En plus l’angine revient !!!! Le coeur fait tout ce qu’il peut pour envoyer de l’énergie aux muscles mais le sang n’en véhicule plus !! C’est terrible. Je me maudis de me retrouver dans cette situation. Mon collègue reste gentiment avec moi bien qu’il soit en mesure d’aller plus vite. Il aura été un peu gonflant à parler beaucoup et me soûler presque jusqu’à l’arrivée mais je lui doit tout de même une fière chandelle. Pendant toute la montée, je cherche des yeux les câbles dont je sais qu’ils indiquent la fin toute proche, je regarde ma montre effaré de passer autant de temps dans cette montée, et enfin, le soulagement, non le mot est trop faible mais je n’en vois pas d’autre, nous arrivons au petit ravito liquide prévu au sommet. J’en ai les larmes aux yeux d’en avoir autant bavé mais aussi de savoir que j’ai maintenant fait le plus dur. Je bois quelques verres de coca qui me requinquent et pars tranquillement dans la descente, serein mais démonté physiquement. Après la montée infernale de la roche écrite : | |
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Malgré les relances de mon collègue je ne cours pas dans cette descente roulante. Je veux simplement finir tranquillement cette course dont j’ai rêvé et où j’ai pris aussi beaucoup de plaisir sportif mais qui m’en aura fait baver de façon démesurée. Alors je doute dans ma tête de l’intérêt de se faire aussi mal pour ces moments de bonheur. La descente après le gîte des chicots me laissera encore beaucoup de temps pour méditer. Je reprends tout de même un peu la course par portion et on reforme un petit groupe de 4. Bon pour le moral surtout avec le paysage magnifique sur ces crêtes. Les chiffres parlent pour eux : après le gîte, il y a 300m de dénivelé positif jusqu’à l’arrivée. On a forcément un peu de mal à y croire. Non, c’est pas possible, c’est une descente … On comprend vite après quelques tape-culs plus ou moins longs où je monte bien péniblement. Fidèle à sa réputation, cette pseudo-descente est interminable. Mais, finalement sur cette course, chaque tronçon est mythique et se distingue par une difficulté particulière. Peu de moments où on peut dérouler tranquillement. Juste avant Colorado : | |
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Arrivés au ravitaillement du Colorado, on sent quand même l’écurie. Je remets mon tee-shirt de la course obligatoire pour franchir la ligne d’arrivée et chacun se lance à son rythme dans ce qui sera la dernière descente. Là non plus pas de répit, pas de descente tranquille et bucolique sur un sentier doux. Non, c’est une bonne grosse descente merdique avec plein de cailloux avec l’arrivée qu’on voit de haut mais qui n’arrive jamais. Pensant être assez près de l’arrivée, j’arrive à la hauteur d’une gentille spectatrice qui m’annonce le temps de parcours qu’il me reste : environ 30 mns. Complètement à bout moralement, je lui gueule qu’elle doit exagérer (c’est souvent le cas des spectateurs sur ces courses qui donnent des indications fausses). Malgré ma réaction vive elle essaie de me réconforter en me disant que c’est un sentier typique. Alors là non, ça m’étonnerait que beaucoup de Réunionnais marchent sur ce sentier merdique tout près d’une ville. Typique pour les touristes oui. Je m’en veux encore d’avoir été aussi méchant avec elle, d’autant qu’elle avait raison sur le temps de parcours. Il a encore fallu batailler au moins 20 mns en plus, mauvais pour le moral, en se faisant dépasser par plein de Réunionnais dans leur élément, et avec une tendinite vraiment douloureuse. Enfin, j’atteins la route qui marque la fin de la descente et l’arrivée toute proche (j’entends le speaker). Là histoire d’en finir au plus vite, je pars en sprint et arrive complètement à bloc au point que j’ai du mal à respirer sur la ligne d’arrivée et que j’inquiète les bénévoles. Pas de soucis, le bonheur d’avoir bouclé cette course en 34h50 m’envahit tout simplement. Je mettrai quelques jours à récupérer sous le soleil Mauricien mais je sais maintenant que je peux finir ce genre de course. Le bonheur et le soulagement … | |
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Pour finir un grand merci aux organisateurs, bénévoles et aux quelques collègues raideurs qui m’ont accompagné durant cette aventure. | |