Ceinture verte de l’Ile de France

Etienne Fert

La boucle est une figure de style populaire dans le monde de la course. En dehors de l’aspect purement pratique de finir une course sur le lieu du départ, le parcours en boucle sur les longues distances consiste souvent à ‘’embrasser’’ dans sa totalité une région, un massif montagneux ou une ville. Pour avoir fait en 2004 l’Ultra Trail du Mont Blanc et sa boucle autour du sommet de l’Europe mais aussi le tour du massif des Ecrins, je suis un adepte inconditionnel de cette figure de style. Vous me trouvez peut-être pompeux mais je pense réellement que la boucle, en particulier quand elle entoure un point particulier, est la forme ultime du parcours d’une course quelle qu’elle soit. Entre parenthèses, le pèlerinage des hindouistes et bouddhistes autour du Mont Kailash m’a toujours fasciné.

En cette fin d’hiver 2005, ce n’est pas le tour d’un massif montagneux remarquable qui m’habite. J’attendrai la fonte des neiges pour y penser. Non, c’est simplement Paris ou plutôt l’île de France que je projette de parcourir par une boucle. Pas par l’infâme périphérique, ni par les boulevards maréchaux mais par un sentier tracé autour de Paris par la moyenne banlieue et qui, en dehors de quelques zones urbaines, emprunte essentiellement des forêts, champs et zones vertes au milieu de villes. Mes entraînements longs en 2004 pour la Mauritanienne Race 200 m’avaient déjà permis de découvrir en partie ce sentier souvent agréable et bien pourvu en petites montées. J’avais déjà projeté en 2004 de la parcourir dans sa totalité en VTT mais un crash contre une voiture m’avait arrêté dans mon élan. Renonçant à cette option, l’idée inédite de la faire à pied me trottait dans la tête. Le morceau est de choix ! Après traçage sur le logiciel IGN-Loxane, le verdict tombe : 250 kms pour 3000m de dénivelé positif. Le topo officiel de la FFRP annonce lui 270 kms mais je préfère faire confiance au logiciel qui, pour les distances, est en général fiable. Pour le planning, aucune hésitation, je n’aime pas les courses par étapes. Ben oui, quel est l’intérêt par exemple de faire le tour de l’Oisans en 4 jours alors qu’une étape suffirait, si ce n’est pour buller tranquillement dans les refuges ? Donc ce sera du non-stop.

Avant de se lancer tel le bœuf dans l’aventure, un minimum de préparation s’impose. L’entraînement bien sur avec de très longues sorties, un peu de repérages sur les sections où les cartes de mon logiciel n’indiquent pas clairement le cheminement de la ceinture verte et enfin la préparation de la logistique du ravitaillement. Je dois m’assurer d’avoir en permanence de quoi manger et boire. Pour assurer une base, je vais d’abord déposer à trois endroits du parcours de l’eau et de la nourriture. A l’écart des chemins et cachés sous des feuilles, les paquets sont bien cachés des promeneurs et vu le temps qu’Arnaud a mis pour retrouver le troisième ravito avec mes indications, je n’ai pris aucun risque de ce point de vue. En dehors de cette base, je repère sur le parcours un maximum de magasins d’alimentation et de boulangeries que je vais croiser. Toujours utile pour compléter l’eau sans chercher un hypothétique robinet. Enfin, Jean-Luc, Arnaud et Joel qui viennent m’accompagner sur une partie du parcours pourront toujours apporter le nécessaire en cas de manque.

Décider du lieu de mon départ et du sens de rotation n’est pas une mince affaire. J’estime mon temps total de course entre 35 et 40h, il faudra donc affronter une nuit complète. Certains parcs dans le nord-est sont fermés et je préfère éviter de traverser certains quartiers ‘’chauds’’ du nord en pleine nuit. Après l’étude de diverses options, je décide de partir de Pontoise dans le sens des aiguilles d’une montre. Départ Samedi 12 Mars à 6h et arrivée espérée environ 38 heures plus tard, le Dimanche 13 Mars. Cette estimation est basée sur une moyenne de 8 au départ qui diminue progressivement jusqu’à 5,5 en fin de boucle. Je suis assez confiant sur le respect de ce planning dans la première moitié, mais ensuite, c’est mon état physique qui décidera. En dehors de la distance et de l’état des sentiers (heureusement les jours qui précédaient le départ furent secs), c’est surtout la nuit qui m’inquiète : envie de dormir, difficulté de suivre l’itinéraire et éventuelles mauvaises rencontres comme des chiens.

Après une semaine de repos total, je suis maintenant sur la ligne de départ près de Pontoise. Je suis en fait arrivé sur les lieux plus tôt que prévu et comme j’ai un rendez-vous précis avec Jean-Luc, j’ai garé ma voiture sur le parcours mais 3 kms plus tôt pour partir à 5h30. A chaque point sur la distance parcourue, ces quelques kilomètres seront toujours comme une agréable cerise sur le gâteau en plus du kilométrage indiqué sur mes cartes. Même avec ces kilomètres en plus je savoure avec délectation ces premières heures de course. Je suis euphorique, je trottine tranquillement, je suis en pleine forme. C’est le doux moment d’un ultra où le coureur est persuadé que rien ne pourra l’arrêter. Les désillusions viendront plus tard. Pendant la première heure de course, je me prends une belle averse sur le dos. Après une semaine sèche, ça ressemble à une malédiction mais ça se calmera rapidement et les conditions resteront sèches jusqu’à la fin. Après quelques kilomètres le long de l’Oise en passant par Auvers, je monte par un chemin particulièrement boueux dans la forêt de Montmorency. Heureusement pour moi, je rencontre là les plus mauvais chemins du parcours et par la suite, même en forêt, le parcours sera toujours roulant. Au milieu de la forêt, je rencontre Jean-Luc qui m’accompagne avec son fils en VTT pendant une heure. L’occasion de faire quelques photos.

Après Montmorency, je rentre dans la partie la plus rébarbative du parcours : Stains, Dugny, Le Bourget, Villetaneuse, Le Blanc Mesnil , Villepinte. Autant de banlieues au nom évocateur et des paysages plats et peu enchanteurs. J’y perds déjà mon moral d’acier du début. Comme j’approche des 50 premiers kilomètres, je commence à ressentir un peu de fatigue et donc, l’ampleur de la tâche restante me pèse. Heureusement, quelques émissions de radio m’aident à passer le temps. A Montfermeil, je retrouve des espaces verts plus sympathiques et j’aperçois maintenant au loin la colline où se tient le fort de Chelles où j’ai laissé mon premier ravitaillement. J’y arrive vers 15h30 alors que mon planning prévoyait 15h45. Je prends le temps d’une bonne pause pour me refaire une santé. J’ai commis une petite erreur avec le camouflage de mon paquet. J’ai mis tellement de pierres pour le cacher que le sachet de pâtes à éclaté et les pâtes qui restent craquent sous la dent … J’ai tout de même un beau carbo-cake, quelques barres et je me fais un café froid carabiné avec quelques dosettes de café instantané. Au moment, ou je refais mon liquide énergétique, un petit jeune qui passe par là semble interloqué par ce que j’y mets … Non, rien d’illicite, simplement une poudre énergétique (Caloreen) avec des sachets de sels minéraux (Vée). Même sans produits interdits, ça ne m’empêche pas de repartir avec une pêche d’enfer. Le petit fond de fatigue est resté mais j’ai du jus. Un peu de musique par-dessus et c’est l’euphorie. Après avoir traversé l’A1 depuis quelques heures, je traverse la Marne puis l’A4. Ces repères m’aident à situer globalement mon avance par rapport à mon point de départ.

Le temps est maintenant au beau fixe mais je vais bientôt devoir renoncer aux rayons du soleil pour rentrer dans une longue nuit. La tombée de la nuit est toujours un moment difficile. Le plaisir de la découverte du paysage disparaît progressivement, on sait que des heures plus difficiles s’annoncent et on perçoit l’activité humaine qui diminue progressivement pour rentrer dans le repos nocturne alors qu’on devra encore poursuivre son effort très longtemps. Heureusement, la forme est toujours là et, même si je m’octroie régulièrement quelques pas en marchant sous le fallacieux prétexte de regarder tranquillement la carte, la course reste aisée.

Je tombe sur une petite superette au croisement d’une route dans ce qui me semble être la cambrousse mais, ne dénigrons pas, et je suis bien heureux de pouvoir acheter une petite douceur. A ce moment, j’ai envie de me faire un petit sandwich, par exemple au jambon. Dommage, pas de ça dans les rayons, je scrute donc les étalages à la recherche du petit quelque chose qui va me ravitailler tout en me faisant plaisir. N’en déplaise aux médisants, je ne me dirige pas vers le rayon saucissons, mais je jette plutôt mon dévolu sur un sachet de Curly. Ah le bonheur, s’enfiler tout un paquet de Curly sans culpabiliser en se disant qu’on est en train de bouffer du 100% gras. Je m’en fous, je suis en train de griller des calories et la poudre de cacahuètes vient se blottir au fond de mon estomac.

Les heures s’écoulent et  la vie s’éteint petit à petit. Je ne tombe plus maintenant que sur des promeneurs nocturnes avec leurs chiens heureusement bien dociles. A noter que contrairement à mes craintes, je n’ai fait aucune mauvaise rencontre canine et même dans les zones pavillonnaires, je n’ai pas eu à endurer les aboiements répétés. Je suis maintenant à Brunoy lieu de mon crash en VTT en Mai 2004 et je repasse dans la fameuse rue. Une seule voiture est garée mais ça ne semble pas être la même et j’arrive à l’éviter… Un petit coup de fil à Joel et Jean-Luc pour les tenir au courant de mon avancée et j’entre maintenant dans le milieu de la nuit. La solitude est presque totale et mon moral commence à baisser. Le physique ne répond plus aussi bien et je réalise que j’ai un début de fringale. J’ai encore quelques barres et des noix de cajou, mais je risque d’être un peu juste jusqu’à mon prochain dépôt de nourriture au km 140. J’ai encore 30 kms et je vais devoir gérer mon stock sans espoir de le reconstituer. Je pensais avoir bien dosé mes divers ravitaillements pour ne manquer de rien. J’ai peut-être visé un peu juste mais il est aussi possible que le plat de pâtes gaspillé au fort de Chelles me manque maintenant.

Au milieu d’une longue ligne droite dans la forêt de Sénart, je réalise soudain que je n’ai plus ma carte en main. Arghhhh, sans cet élément essentiel, mon périple s’arrête là. J’ai bien la suite dans mon sac mais seulement à partir d’un point situé à au moins 20 kms et d’ici là, le balisage risque d’être insuffisant pour trouver mon chemin. Un petit diablotin murmure au fond de mon cerveau : ‘’Et bien tant, mieux, comme ça je vais arrêter cette connerie maintenant, et je vais rentrer dormir’’. Non, la motivation reprend le dessus, je sais que j’ai du l’oublier à une pause technique que je viens de faire et si le vent n’a pas déplacé le précieux papier, je devrais le retrouver au même endroit. Demi tour, donc, et soulagement au bout de deux minutes, j’aperçois une tache blanche … ouf. Avertissement sans conséquence, à partir de ce moment, je tiendrai ma carte encore plus fort entre mes mains.

Après cette longue traversée de forêt, je retrouve une zone plus urbaine et variée, les bords de l’Orge. La vue de la carte sur cette section donne l’impression d’une zone urbaine dense, en fait le sentier passe sur les bords de l’Orge dans des zones vertes aménagées et même avec la nuit, c’est agréable, varié et même bucolique. Il m’arrive encore de croiser quelques âmes humaines. Les promeneurs sont maintenant dans les bras de Morphée et c’est maintenant le spécimen fêtard que je rencontre. J’évite de croiser les regards que je devine interloqués. Mais qu’est-ce qu’il fout à cette heure ce joggeur ??

Je ne suis maintenant plus très loin de mon ravitaillement, 5 kms au plus. Mon stock de barres est maintenant épuisé et les noix de cajou ne suffisent plus à bien m’alimenter. L’orientation commence à me fatiguer. J’ai fait 2/3 petites erreurs sans conséquences mais l’attention dont je dois redoubler depuis la nuit commence à me peser. Pour ne rien arranger, je sais, suite à un passage en VTT, que le sentier n’est pas facile à suivre sur les kilomètres de forêt qui me séparent de ma pitance. Ca ne rate pas, je me plante et tombe sur une barrière en bois près d’habitations que je n’attendais pas. Et merrrrrrrrddeeeeeeeeuuuuhhhhhh, pu… de bor… de merde. Sur le moment, j’ai même le sentiment d’être revenu à l’entrée de la forêt et d’avoir fait un superbe 360° et surtout deux kilomètres pour rien. Je m’assois par terre histoire de reprendre mes esprits et examiner calmement la situation. La boussole me rassure sur le worst case, non je n’ai pas fait une belle boucle, j’ai simplement dévié un peu de ma route et fait 200 mètres de côté pour tomber sur le lieu-dit ‘’La souricière ‘’, le bien nommé … Rasséréné, je me remets en route pour tomber 10 minutes plus tard sur le ravito après avoir eu tout de même une minute de sueurs froides en ne trouvant pas mon sachet bien caché.

Pâtes, café froid, gatosport, deux dolipranes pour calmer mes douleurs musculaires et je repars, bien remonté, même si j’accuse maintenant le coup physiquement. Je suis sur les bords de l’Yvette et une sévère montée me mène juste à côté de l’école polytechnique. L’essentiel de la nuit est maintenant passée, il est 4 heures, et je devrais bientôt retrouver Joel aux alentours de Saclay. J’ai 1h30 de retard sur mon planning prévisionnel mais la moyenne devient plus facile à respecter. J’attends tout de même le jour avec impatience. Avec la nuit étoilée, la température est devenue très fraîche et la boue  partiellement gelée et le givre me le confirment.

Vers 5h, après Vauhallan, j’aperçois le phare de Joel. Je vais pouvoir laisser tomber la radio et la musique pour apprécier la compagnie humaine et la conversation. Le thé chaud qu’il a apporté avec lui est réconfortant (Merci Vittoria pour la préparation J). Alors que j’avais de plus en plus de mal à courir, je retrouve de la motivation pour galoper et constate que j’ai encore quelques ressources. Joel, venu avec son VTT pour revenir à son point de départ et du coup faire un entraînement VTT court à côté de moi en poussant le VTT à la main.

A 5h30, nous traversons Saclay. 24 heures depuis mon départ et j’ai parcouru environ 160 kms. Pas trop mal, compte tenu de mon sac, du dénivelé et des chemins parfois boueux. Néanmoins, j’envisage avec angoisse les derniers 90 kms qui restent. J’ai suivi scrupuleusement depuis le début le tracé officiel de la ceinture verte. Maintenant, il me semble surtout important de boucler ce tour et j’envisage de couper au plus court dans un chemin qui fait parfois des boucles difficilement explicables. Après Saclay, nous évitons donc le détour par la ferme d’Orsigny pour couper directement et gagner un kilomètre.

Le jour est en train de se lever, et le ciel est totalement vierge de nuages. J’attends avec impatience d’être sous les rayons du soleil pour me réchauffer. En arrivant sur l’autoroute A86, nous nous mettons à la recherche du tunnel. Malheureusement le passage habituel est maintenant grillagé en raison de travaux. Sur le moment, la circulation ne me semblant pas être importante, je serais prêt à traverser l’autoroute à pied … Joël part avec son VTT à la recherche d’un passage que nous finissons par trouver. La course devient très pénible et je décide de poursuivre le chemin en marchant. Le compteur du VTT annonce 5km/h, ça devrait me permettre de rallier Pontoise dans des temps raisonnables mais je décide de couper vraiment au plus court, notamment en supprimant la boucle autour de l’Oise avant Pontoise. Difficile de faire le calcul mais j’imagine que ces coupures devraient me faire gagner au total pas loin de 30 kms et donc l’arrivée avant la nuit semble quasiment certaine.

Dans la forêt, nous retrouvons Arnaud qui est venu prendre le relais. Je m’octroie une petite pause au soleil au sommet d’un bon raidillon. Je franchis avec aisance le dénivelé mais les muscles très douloureux m’empêchent de courir et le Doliprane ne m’est plus d’aucune utilité.

Joel me laisse pour retourner chez lui avec son moyen de locomotion favori. La conversation continue avec Arnaud qui essaie en vain de me motiver pour courir. Cet aiguillon mental me permet tout de même de maintenir un rythme de marche raisonnable. Je goûte un peu de son délicieux poulet. Dans la forêt de Fausses Reposes, nous retrouvons Jean-Luc venu avec son VTT pour m’accompagner au milieu de son entraînement. J’ai maintenant droit à une véritable escorte ! Je bois un peu de son café chaud. Avec le café froid bu pendant la nuit, le thé et maintenant ce café carabiné, je n’ai aucun problème pour me tenir éveillé. J’approche peut-être même des doses de dopage à la caféine.

Nous dépassons un groupe de randonneurs et randonneuses et Jean-Luc leur explique ce que je suis en train de faire. Leur gentil support me donnera une dose de moral supplémentaire. M’ont-ils pris pour un fou ? Aucune idée. Le suis-je ? Peut-être un peu et, à cet instant, j’en suis convaincu mais il faut tout de même que je termine cette boucle de malheur.

Après Vaucresson et ses quartiers chics, de véritables petits châteaux (les barres d’immeubles de Stains sont bien lointaines), nous arrivons dans la forêt de la Malmaison où j’ai arrangé un petit rendez-vous au bord du lac avec Jérôme et son fils Thomas. Une bonne pause au soleil. Il est presque midi et la température est maintenant bien printanière. Encore un peu de café mais je ne m’éternise pas trop. Je suis maintenant dans un cruel dilemme. Ma douleur musculaire m’incite à des arrêts fréquents mais à chaque arrêt, j’ai milles difficultés à me remettre en route et réchauffer mes muscles.

Après la belle descente sur la Seine, je suis maintenant de nouveau seul. La compagnie m’a bien aidé dans cette matinée mais je dois maintenant assumer les derniers kilomètres seuls. L’esprit a maintenant beaucoup de difficulté à dompter la douleur et je m’arrête fréquemment pour me soulager tout en repartant vite pour ne pas me refroidir. C’est un long calvaire. Heureusement, le terrain est plutôt facile. Après la montée sur la forêt de Saint Germain et la belle vue sur la région parisienne, je traverse la forêt au plus court. A vue d’oeil, il me reste environ 10km. Je retrouve La Seine à Conflans Sainte Honorine et je n’ai plus qu’une courte bande de terre à traverser pour arriver à mon point de départ à Eragny vers 17h30, heureux et soulagé d’en finir avec ce périple.  Le soir même, je trace sur le logiciel mon parcours effectif. Au final, 212 kms pour 2700 m de dénivelé, en 36 heures. Un temps de course comparable à l’UTMB de l’été dernier mais je finis bien plus marqué physiquement. Ce n’est bien entendu que le début de saison mais cette expérience me confirme dans ma préférence pour les parcours accidentés. La neige fond dans les montagnes et j’ai hâte de retrouver les pentes montagneuses.

Pour finir, un grand merci à Jean-Luc, Joel et Arnaud pour leur support moral pendant ce périple. Sans leur présence, j’aurais peut-être craqué moralement et utilisé les transports en commun pour en finir.

Quelques photos :

Dans la forêt de Montmorency avec Jean-Luc et son fils qui travaille déjà sa technique de VTT.

 
 

 

Près de la Marne :

 
 

 

Dans la forêt de Meudon, de Fausses Reposes et Malmaison.